Patrimoine architectural

A l’entrée du bourg, enfoui dans un vaste parc privé situe un château moderne remanié aux XVIIIe et XXe siècles, propriété de la famille Leclerc de Juigné, construit sur les ruines d’une ancienne demeure seigneuriale.


La Huguenoterie, bâtiment  du 15/16ème, servait de lieu de culte aux habitants de religion protestante. Les seigneurs de Juigné ont été protestants jusqu’en 1685 (révocation de l’édit de Nantes), date à laquelle  ils se convertis aux catholicisme. Les membres de la famille Leclerc de Juigné étaient enterrés dans la cave de cette maison et les habitants protestants dans la cour. En 1940, les tombés de la famille Leclerc de Juigné ont été transférés dans leur chapelle familiale.


Logis du 15ème , à la tour d’escalier hexagonale et à l’allure d’un château miniature, perpendiculaire à la rue à été remanié de façon importante en 1871 et récemment restauré.


Maison construite au 15/16ème  dont le nom reste mystérieux. Certains pensent qu’elle aurait souffert d’un incendie, mais l’hypothèse la plus plausible est qu’elle a véritablement été habitée par une certaine Marie BRÛLÉE dont l’existence a été trouvée sur les registres de la mairie.


Cette maison du 15ème  présente un corps principal perpendiculaire à la rue. On y accède par une cour close d’un mur. Dans le corps opposé à la rue une galerie relie le logis à l’étage de comble d’une remise fermant le quatrième côté de la cour.
L’orientation sud de la façade a permis au XVIIIème, époque à laquelle se développe la gnomonique (art de construire des cadrans solaires) d’installer un cadran solaire. Dom Segrétain prieur de Solesmes  pourrait avoir participé à l’installation. Ce cadran a été restauré au 20ème.


Petites et modestes maisons aux portes de caves caractéristiques, semi enterrées et tempérées étaient essentielles pour le travail des tisserands. En effet, le taux d’humidité et la température constante permettent l’assouplissement des fils qui évitent à ceux-ci de casser. Les machines étaient presque aussi grandes que la cave. Les tisserands tissaient le chanvre et le lin. Il faut savoir que la Sarthe était le 1er  producteur de chanvre en 1858.


Maison construite dans la première moitié du 19e sur une ancienne maison nommée le Sanitas. L’origine d’un Sanitas remonte aux épidémies de peste au 16ème, on y soignait les malades et les indigents.


La façade de cette maison permet de penser que la construction date de la fin du 15ème.  Belle maison à tourelle avec des fenêtres à meneaux (fenêtres avec croix de pierre). La lucarne de l’étage des combles est surmontée d’un fronton triangulaire d’origine. Les salles intérieures possèdent deux cheminées du 17ème.  Elle a été la résidence d’un fermier laïc qui gérait les biens du prieuré.


LA TOUR DU 15ème (cour du prieuré)

Tour du 15ème avec un toit en bardeaux de bois qui servait autrefois de pigeonnier (voir les ouvertures sous la toiture sur la carte ancienne)


Au milieu de la place se trouvait la Pierre du Crieur (déplacée actuellement le long de l’église) où les évènements importants communaux et autres étaient annoncés.


Située sur les hauteurs du vieux bourg, sa haute tour carrée (de style Maine Roman et classée aux Monuments historiques) à pignon découvert coiffée d’un clocher en bâtière du 12ème qui fut sans doute une tour de guet, domine la vallée de la Sarthe jusqu’à l’abbaye de Solesmes.  En effet, l’accès à ce clocher ne se fait que par l’intérieur. Les 3 arcs de décharge prouvent qu’aucune ouverture n’a été percée  dans les étages bas du clocher. Les seules ouvertures se situent à la hauteur de la chambre des cloches. Elle a été restaurée en 1997.
Église d’un petit prieuré dépendant de Notre Dame de la Couture du Mans, elle fut construite au XIIe siècle, probablement  à l’emplacement d’une ancienne église mérovingienne comme le laisse supposer le patronage de Saint Martin de Tours.
La nef, agrandie en 1866, a été fortement remaniée en 1923-1924 par la famille Leclerc de Juigné.
Plusieurs œuvres remarquables sont classées à l’inventaire des Monuments historiques : retable du Maître d’Autel, retables latéraux, vierge à l’Enfant, dalles funéraires, chaire à prêcher, lampe du sanctuaire.


Ce polissoir installé sur un muret, place de l’église, pourrait provenir du premier « village néolithique» juignéen, découvert  en 1895 sur le rebord du plateau de la Croix Sainte Anne. Ces 21 marques dans la pierre sont la trace du labeur de ces premiers ancêtres pour façonner  leurs outils.


Ancien lavoir restauré qui est alimenté par une source appelée “La fontaine”.


Érigée en 1868, à la naissance d’Anne Leclerc de Juigné, sur un éperon rocheux d’une trentaine de mètres, son site offre, surtout à la saison hivernale, un vaste et magnifique panorama sur la vallée de la Sarthe.


Cette petite construction au toit conique, abritait le bélier hydraulique à deux eaux qui alimentait le village en eau courante (dispositif permettant d’élever l’eau à une certaine hauteur sans autre énergie que la force de cette même eau). Inventé fin du XVIIIe siècle par Joseph Montgolfier, le bélier a été amélioré par Ernest Bollée et installé à Juigné à la fin du XIXe siècle. Au bout du chemin, en bordure de route, s’élève une colonne en fonte : colonne de chute du bélier.
Le bélier hydraulique restauré est visible, de l’extérieur, dans la salle du conseil de la mairie.


Cette grille en ferronnerie de la deuxième moitié du XIXe siècle se situe à l’entrée de l’allée sud du parc du château. Son décor de palmettes, de feuilles d’eau, de réseaux à losanges est inspiré de l’art ornemental du XVIIIe siècle.


Construit entre 1493 et 1528, il domine la Sarthe. Le manoir de Vrigné est composé d’un corps de logis simple encadré d’ailes en retour et flanqué d’une tourelle d’escalier polygonale.


Sur le coteau face à l’abbaye de Solesmes, le sculpteur juignéen, Raymond Dubois érige en 1936 une charmante petite chapelle dédiée à la vierge protectrice de la famille : NOTRE-DAME-DU-NID.
Alors qu’il sculptait la vierge dans un buis d’époque romaine, un nœud plus foncé l’inspire. Raymond Dubois le métamorphose en nid. C’est ainsi que Notre-Dame-gardienne-du-foyer devient Notre-Dame-Du-Nid.